La traversée de l’Outback s’achève, c’est la dernière ligne droite (dans tous les sens du terme) : ) Nous croisons nos derniers road train, mais rencontrons nos premiers émeux sauvages en bord de route.
Les paysages ne sont plus complètement désertiques mais cultivés sur des hectares, après le rouge nous passons donc au jaune.
Le retour à la civilisation fait qu’il y a de plus en plus de monde sur la route et le petit signe de main au moment de se croiser n’est plus de rigueur. Ah oui on ne vous avait pas raconté ça, mais dans l’Outback il faut faire un petit signe à tous les véhicules que l’on croise (ça ne demande pas trop d’effort, certains jours nous avons du croisé 2 véhicules: ). C’est un peu un signe qui donne l’impression d’appartenir à une communauté, “la communauté des gens qui sont allés se paumer in the middle of nowhere”…: )
Adelaide
Nous voila arrivé à Adelaïde, nous y avons passé une journée, le temps de sillonner les rues et les quartiers les plus intéressants.
Nous nous étions trouvé un camping juste aux portes de la ville qui avait la particularité d’avoir des koalas à l’état sauvage dans ses arbres. Nous pensions au début que c’était un attrape touriste, et bien pas du tout! Il y avait effectivement un koala qui machouillait son eucalyptus au 37ième étage de l’arbre.
Une autre particularité de ce camping c’est qu’il y faisait super froid, nous qui venions de passer 1 mois avec 35° de moyenne, les 12° d’Adélaïde nous ont fait renfilés les chaussettes et les polaires. L’Outback nous manque déjà !!!
Au programme de notre journée de visite, nous avons donc traversé Central Market, un marché couvert très vivant. Longé les quais du Lac Torrens pour y croiser un pélican géant et des signes noirs. Fait un tour du côté de la gare centrale et enfin “piétonné” dans les rues commerçantes.
Les pélicans d’ici sont des pélicans géants, c’est un peu impressionnant !!!
Après Adélaïde, nous sommes allé faire un tour du côté de Glenelg. Une petite ville située à quelques kilomètres du centre d’Adélaïde. Glenelg est en réalité une petite station balnéaire au look un peu rétro, où les habitants d’Adélaïde viennent respirer l’air iodé de l’océan chaque week end.
La péninsule de Fleurieu
Nous quittons Adélaïde pour poursuivre notre chemin en direction de la péninsule de Fleurieu. Ce sont des montagnes recouvertent de paturage surplombant des falaises déchiquetées sur des kilomètres, le tout tâcheté de vaches qui ruminent.
Décrit comme ça, c’est sûr que c’est pas très séduisant, mais pourtant c’était vraiment super beau. Pour vous dire, il nous a fallu la journée pour faire à peine 200Km, nous nous arrêtions tous les virages pour admirer les paysages et accessoirement faire du sauvetage de tortue suicidaire.
Le soir nous avons dormi à Rapid Bay. Ici pas de problème pour se trouver un emplacement, nous devions être 6 à camper. Rapid Bay? pourquoi un tel nom alors que la vie ici à l’air de s’écouler à 2 à l’heure?? et bien c’est simplement par ce que la baie à pris le nom du bateau du Colonel Light, le fondateur d’Adélaïde qui a amarré ici en 1836.
Si ce brave monsieur revenait d’ailleur voir aujourd’hui cette fameuse baie, il se sentirait chez lui, puisqu’il n’y a toujours rien!!
Pendant que nous cuisinions nos hamburgers au barbecue dans un froid de canard, nous avons tout de même rencontré 2 Fidjiens qui s’occupaient du ménage du camping. Et peut être est ce le froid au moment de notre discussion qui à fait disparaitre notre objectivité, mais la description de leur île nous aurait fait prendre un billet d’avion dans les 24h.
Affaire à suivre pour les Fidji, mais on serait bien tentés d’aller y faire un saut…: )
Victor Harbor
La particularité de Victor Harbor, c’est que la ville est reliée par une passerelle à Granit Island. Une petite île avec d’énormes blocs de granit, des petites fleurs et une superbe vue, tout qui va bien quoi !!!
Il est possible de s’y rendre en carriole à cheval, mais nous n’avons même pas fait nos fainéant et y sommes allés à pieds…!!!
La fin de la traversée de la péninsule c’est passée au milieu des vignes. Dommage que nous ne soyons pas fan de “la villageoise”, nous aurions pu profiter de ce passage sur la route des vins pour faire des dégustations.
Sinon truc qui n’a rien à voir mais qui nous a éclaté. A la traversée d’un village, notre route s’est arrêté nette sur une rivière, le seul moyen de traversée étant de prendre une barge (ou de faire un détour de plus de 300Km). La traversée est gratuite et le service fonctionne 24h/24h on se demande juste quand même pourquoi ils n’ont pas construit un pont pour les 10 voitures qui doivent passer dans la journée et la nuit. Devoir laisser un gars d’ astreinte c’est quand même un peu “strange”…: ) Enfin ça nous a bien fait rigolé de se retrouver sur ce bout de barge dans un patelin complètement perdu pour traverser un bout de rivière.
































