Si après avoir lu ce post vous n’avez plus envie de travailler dans votre petit bureau étriqué éclairé par de vieux néons, que le temps pluvieux et la grisaille vous dépriment encore plus que les autres jours, et surtout si vous ressentez une certaine amertume à voir nos doigts de pieds en éventails sur fond de paysage de rêve, nous nous en excusons par avance!! (notez toutefois, que nous allons mettre les détails de l’organisation de notre séjour, si l’envie de prendre vos billets d’avion vous prenait soudainement, vous n’aurez qu’à calquer notre périple, c’était juste fabuleux)….;)
Par compassion, nous allons cependant nous abstenir d’utiliser des superlatifs, et tâcher de rester très neutres dans nos commentaires. Ainsi vous ne verrez apparaître aucune formulation du style: Les Fiji c’est le paradis sur terre, des plages à tomber par terre, des poissons et des coraux de toutes les couleurs, un soleil quotidien, des hôtels splendides, le farniente à l’état pur,… Oups, en fait si vous avez lu ces dernières lignes, c’est déjà trop tard….Désolés !! ça va? pas trop secoués?? : )
Bon,si vous êtes encore là, et que vous n’avez pas fermé votre navigateur en nous traitant de tous les noms, c’est que vous êtes prêts psychologiquement à nous suivre dans nos 10 jours Fijiens.
Alors première chose: BULA à tous. Vous l’aurez deviné, “Bula” signifie “Bonjour” en Fijien, vous entendez et voyez ce mot écrit 15 millions de fois par jour, donc pour sûr, après 10 jours au Fiji vous avez la” Bula attitude”.
Histoire de vous situer un peu les Fiji, c’est un archipel de 322 îles dont seulement un tiers sont habités, les deux îles principales étant Viti Levu et Vanua Levu.
Viti Levu accueille la capitale Suva et presque les trois quarts de la population y habitent (population totale: 930 000 habitants). Mais nous n’allons pas vous parler de Suva puisqu’en fait, nous n’y avons pas mis les pieds, l’aéroport international se trouvant à Nadi à l’extrême opposé de l’île.
Il est également important de savoir qu’aux îles Fiji, pour profiter de paysages de cartes postales, il ne faut pas rester sur les îles principales, mais se rendre par exemple dans l’archipel des Yasawas, un chapelet de petites îles paradisiaques à l’est de Viti Levu.
Tout commence donc à Nadi pour nous, où nous atterrissons en fin d’après midi. Une fois les bagages collectés, nous rencontrons un agent de voyage pour récupérer des papiers et recevons nos premiers colliers de coquillages en signe de bienvenue (On se croirait un peu dans “les bronzés”, maintenant reste à voir si ont peut payer avec ça…
. Ensuite nous sommes passés à l’organisation de la suite de notre périple de 10 jours. Nous y reviendrons un peu plus tard, mais ils ont mis en place une logistique d’enfer pour naviguer entre les îles des Yasawas.
Comme la préparation de notre périple prend un peu plus de temps que prévu, nous ratons la navette (ça c’est fait!!) et devons prendre un taxi pour rallier notre hôtel. Sur le chemin, nous voyons encore les stigmates du cyclone passé quelques semaines auparavant, les routes sont complètement défoncées (bon, ça nous apprendrons plus tard, qu’elles étaient déjà comme ça avant le cyclone), les champs sont encore complètement inondés, et les maisons de certains habitants quasiment détruites.
Les derniers 800m pour arriver à l’hôtel nous on un peu fait peur, nous nous étions écarté de la ville et la route était un vrai parcours de 4×4 sauf que nous n’étions pas dans un 4×4. Comme d’habitude nous avions pris un hôtel pas cher et donc un petit peu excentré…: ) Nous avions pitié pour la pauvre voiture du taximan qui avait accepté de nous emmener jusqu’ici. A priori il avait l’air habitué et slalomait entre les nids d’autruches (oui ils étaient vraiment énormes ces trous !!) tel un pilote chevronné.
Une fois à l’hôtel, nous découvrons un petit havre de paix, d’un calme impressionnant, même un peu trop calme peu- être, nous devions être 5 clients dans un hôtel pouvant en accueillir 150. Au moins pas de problème pour faire des longueurs, des largeurs ou des diagonales dans la piscine il n’y avait pas âme qui vive…: )
Comme nous vous le disions plus haut, aux Fiji, si vous voulez profiter de paysages de cartes postales, il faut aller du côté des Yasawas, donc les touristes désertent les hôtels de l’île principale. Il en a été de même pour nous, puisque nous avons quitté l’hôtel dès le lendemain matin aux aurores pour aller prendre le bateau en direction de l’archipel des Yasawas.
Mais comme nous sommes des clients sympas et que le personnel avait vraiment l’air de s’ennuyer, nous leur avons promis de revenir dans 10 jours pour notre dernière nuit avant le départ. Bon c’est vrai que nous leur avons aussi laissé 30kilos de bagages pour voyager plus légers et qu’il faut bien que nous les récupérions avant de partir…: )
Le matin nous prenons donc la direction de Port Denarau d’où partent tous les bateaux pour les Yasawas.
Et alors là, c’est la logistique du feu de dieu qui débute. En fait le principe est simple, en dehors des bateaux de croisière pour l’archipel, il n’y a qu’un seul bateau qui dessert toutes les petites îles des Yasawas, il s’agit du “Awsome adventure Fiji” . Il quitte Port Denarau à 8h30 tous les matins, se rend vers l’île la plus au nord des Yasawas, et en fin d’après-midi effectue le chemin inverse. Tout au long de son parcours, il effectue des arrêts proches de chaque Resort où les petites barcasses de ces derniers débarquent les touristes qui quittent l’hôtel et rembarquent ceux qui viennent passer la nuit chez eux.
Tous les bagages sont marqués de l’étiquette du Resort où ils sont censés aller, il suffit donc à l’énoncé du nom du Resort dans lequel vous passez la nuit, de vous rendre à l’arrière du bateau et embarquer sur la barque venue vous récupérer, les gars de l’équipage s’occupent de passer vos bagages dans la barque, l’organisation est super bien rodée.
Enfin presque! le premier jour, nous n’avons pas eu nos bagages, il y a eu un gros cafouillage et avons débarqué sur notre première île sans nos bagages, nous avons dû attendre la fin de la journée pour récupérer nos sacs…A priori cela n’arrive jamais, ils étaient tout surpris de ce contre temps…: )
Nous avons effectué ainsi 5 transferts avec le Awsome adventure, pour nous rendre dans les îles que nous avions choisies et au final nous avons pu passer 2 nuits sur Bounty Island, 1 nuit à Waya Lailai, 2 nuit à Octopus, 1 nuit à Mantaray et 1 nuit à Nanuya Lailai.
Pour le descriptif des îles, il n’y a pas mieux que les images pour expliquer ce que sont les Fijis, alors enjoy !!
Bounty Island
En une phrase: Vous pouvez faire le tour de l’île en 20 minutes à pieds en traînant de la tong, en 25 minutes en kayak en traînant de la pagaie, et en 40 minutes à la nage en traînant du battement de jambe.
Waya Lailai
En une phrase: Le Resort est au coeur du village, locaux et touristes cohabitent, jusqu’au terrain de volleyball, où nous avons fait une partie endiablée avec les jeunes du village, de très bons moments.
Octopus
En une phrase: Le plus beau Resort de notre périple, un cadre paradisiaque (et oui encore !), et une visite dans le village voisin pour assister à la messe du dimanche matin.
Manta Ray
En une phrase: Les plus beau fonds marins que nous ayons vus, l’impression d’être dans un aquarium géant.
Nanuya Lailai
En une phrase: Lieu de tournage du film “le lagon bleu”, ou comment clôturer en beauté notre séjour.
En conclusion, les vacances au Fiji c’est le repos total, vous n’avez qu’à enfiler votre maillot de bain le matin, prendre votre petit déjeuner, lire quelques heures, faire un petit plongeon dans la piscine, manger, faire la sieste, faire un peu de kayak, bronzer, faire du snorkelling, remanger, regarder le coucher de soleil, et aller vous coucher.
Tout de même une chose à vous soucier, la chute des noix cocos, saviez-vous qu’il y a un mort par an suite à une chute de noix de coco?
Ah oui et j’oubliais la faune locale est très féroce, attention aux pinces aiguisées des bernard-l’ermite.
Vous nous direz c’est le paradis et Yahel sera d’accord avec vous, mais je dirais pour ma part qu’il ne faut pas avoir peur de l’inactivité. Je n’avais jamais autant bullé de ma vie, même un Persavon qu’on frotterait pendant des heures ne ferait pas autant de bulles que moi….: p Mais malgré l’inactivité de ces 10 jours, nous garderons un super souvenir de ces îles de rêves.
En tous les cas on le conseille à tous, les paysages sont vraiment fabuleux, les Resorts sont vraiment de petits havres de paix, et pour le petit tuyau, c’est une véritable destination de Backpacker ou manouche si vous préférez. La clientèle est très jeune étant donné les prix très abordables des nuits, en gros vous pouvez vous payer une nuit sur île paradisiaque pour le prix d’une nuit au Formule 1 sur le bord de l’autoroute en France. Alors? qui prend son billet??







































































