Fraser Island c’est la plus grande île de sable au monde. Elle s’est formée il y a des millions d’années, au gré des courants qui repoussaient le sable sur la côte, où il était à nouveau rejeté contre le bord de la plaque continentale. Aujourd’hui l’île fait 130 kilomètres de long par environ 40 km de large.
Une forêt tropicale luxuriante la recouvre, on y trouve même une variété d’arbre endémique de Fraser Island qui par sa grande capacité de résistance aux insectes en fait un bois très recherché. Il a notamment été utilisé lors de la construction du canal de Suez.
L’île se caractérise également par la présence de 40 lacs d’eau douce, dont le superbe lac MacKenzie où nous avons fait une petite pause farniente. Les propriétés de cette eau au Ph neutre et la présence de sable fin permettent d’effectuer des gommages de la peau de meilleure qualité que n’importe quel produit de chez l’Oréal. Ok c’est pas Pénélope Cruz qui en fait la pub sur la plage de sable blanc, mais notre guide un peu bourru, toujours est-il que c’est très efficace…: )
Nous retrouvons également cette eau douce un peu partout sur l’île sous forme de rivières, ce sont en fait les zones où la nappe remonte à la surface. L’eau est d’une clarté et d’une douceur à en faire pâlir Culligan…: )
Même si chaque année 20 000 véhicules parcourent l’île, elle a su conserver son côté très naturel. Pour accéder à l’île en 4×4, deux solutions, prendre le ferry depuis Hervey Bay ou comme nous, prendre la barge qui traverse depuis Inskip Point jusqu’à Fraser.
Notre Camion-bus-4×4 est passé nous prendre au dernier endroit accessible en voiture, et immédiatement après nous avons attaqué le sable pour le restant de la journée. Les barges attendent sur la plage pour embarquer les véhicules, et aucune structure portuaire présente afin de na pas dénaturer l’environnement. D’ailleurs ça fait un peu débarquement sur les plages de Normandie, le pont s’abaisse sur le sable et c’est partie tout le monde doit jeter ses roues dans le sable et se faire brasser pour parcourir la plage de Seventy-Five-Mile Beach.
Pour rajouter au côté un peu énigmatique de l’île, l’épave du Mahéno, un bateau de croisière d’époque s’étale de tout son long sur la plage. Ca rajoute un petit cachet au paysage !! Nous sommes d’accord que ça fait cher le cachet, mais franchement ça valait le coup.
Sur la route du retour nous avons croisé les fameux Dingos (=chiens sauvages) qui constituent l’une des curiosités de Fraser Island. En raison de l’isolement de l’île, les Dingos n’ont jamais été élevés avec des chiens et représentent donc les derniers spécimens “purs” de l’Australie.
Les chiens ne sont donc pas autorisés sur l’île pour éviter les croisements éventuels.
Nous avons aussi vu des Mickeys, des Minis, des Picsous, mais ça on vous en reparlera une prochaine fois quand nous ne serons plus sous les effets secondaires des antihistaminiques…: )
Comme pour valider notre choix d’avoir pris un Tour organisé, au retour nous nous sommes ensablés. Pour permettre au chauffeur de nous sortir de là, nous avons dû quitter le bus pour l’alléger, de son côté il a dégonflé tous les pneus pour augmenter l’adhérence sur le sable, et le tour était joué!!!
Il ne lui aura fallu que 15 minutes pour sortir son 10 tonnes du sable, alors qu’avec notre pauvre voiture il nous aura fallu 2h30…. C’est décidé si nous faisons le Paris Dakar un jour, ça sera en TrucK : )
Voilou, c’est tout pour Fraser Island, ce fut une bonne petite journée en insulaires…: )






















