Rainbow beach se situe dans le Great Sandy National Park, et effectivement, du sable il y en a partout.
La particularité ici c’est que la plupart des plages sont transformées en pistes pour 4×4 étant donné qu’il n’y a quasiment pas de route en bitume dans cette zone. C’est par la seule route goudronnée du parc national que nous sommes parvenus jusqu’ici.
Le reste de la plage est réservé aux baigneurs !!!
Nous avons tout de même fait une étape du Paris Dakar, puisqu’en nous rendant dans la zone autorisée au camping qui était “soit disant” accessible à tout type de véhicules, nous nous sommes ensablés après seulement 15 mètres.
Mais finalement, heureusement que nous n’avions fait que 15 mètres!! Il nous a fallu plus de 2 heures pour nous sortir de là. Nous avons creusé, mis des branchages, réussi à reculer de 10 centimètres, recreusé, réussi à rereculer de 5cm (un peu déçu là on y croyait!), rerecreusé, reremis des branchages, rereculé de 10 centimètres, et ainsi de suite pendant plus de 2 heures.
Une fois sortis de là et de retour sur le sol goudronné, nous sommes retournés au village sans nous faire prier et avons pris un camping sur un sol plus stable. La nuit au bord de la plage ça sera pour une autre fois, nous avons payé les 30$ du camping pour nous remettre de notre étape du jour, le désert de Lybie c’est pas encore pour nous !!!
Le lendemain p’tit dej sur le port de Carlo Beach. Souvent nous nous disons dans ces moments là : “elle est pas belle la vie, avec une vue pareille pour le petit déj, c’est quand même super sympa”. Manger son bol de céréales et boire son jus d’orange tous les matins avec une nouvelle vue, ça vaut presque le coup de mal dormir la nuit dans le confort spartiate d’un Van…: )
Pour la suite du programme, ça a été chaussage des maillots pour aller se faire craquer le sable sous la dent. Il y avait pas mal de vent ce jour-là et le sable fin volait dans tous les sens ( dans 2 mois on en retrouvera encore au fond de nos oreilles : ).
Seul remède à ce vent silicaté, se jeter dans l’océan Pacifique qui soit dit en passant a atteint une température plus qu’ honorable étant donné notre latitude.
Comme nous devenons accros au sable et que nous n’en avons pas encore assez mangés, nous sommes allés au Carlo Sand Blow. Un petit sentier de moins d’un kilomètre conduit à ce paysage rare et original où le sable a complètement pris le dessus sur la nature. En effet c’est le vent qui amène le sable depuis la plage et le dépose depuis plus de 200 ans, ce qui finit par détruire la végétation et créer un couloir de sable impressionnant.
De là-haut nous avions une superbe vue sur les îles au large de Rainbow Beach et sur la forêt qui recouvre les terres. L’ambiance désertique des lieux était vraiment très spéciale, on se serait cru dans “Seul au monde” avec Tom Hanks. Mais bon, nous on était 2 et sans compter le ballon, donc beaucoup moins stressant finalement : )
Pour la suite du programme, nous voulions louer un 4×4 et nous rendre sur Fraser Island, la plus grande île de sable du monde au large de Rainbow Beach. Mais au vu de la mésaventure d’ensablement et des conseils donnés par les locaux, nous avons opté pour le Tour organisé. Si nous nous ensablons, pas de stress, ça doit leur arriver tous les jours ils sauront nous sortir de là !!
Donc pour nous rapprocher du point de départ du Tour, nous avons pris un permis de camper (4$ à l’ONF) et sommes retournés dans la zone de notre dernier ensablement pour passer la nuit. Mais cette fois-ci nous sommes restés sur de l’herbe pour éviter de réitérer la même erreur.
Bilan au petit matin, nous ne nous sommes pas ensablés, mais avons dû partir en catastrophe suite à une attaque sournoise de “Sandflies”, de petites mouches des sables tellement petites qu’elles passent au travers des moustiquaires, et vous laissent des piqûres assorties de démangeaisons improbables pour un mois.
Donc ça c’est fait, nous avons les jambes et les bras mitraillés de petits boutons qui grattent, mais qui grattent!!! Depuis, nous rythmons nos journées entre crème anti-démangeaison et cachets antihistaminiques pour calmer les grattages. Notez qu’on sera affûté pour les tickets de Tacotac s’il nous reste des bouts de doigts…: (
Ci dessous le lieu de l’attaque, ça a l’air tranquille comme ça, mais les Sandflies rôdent. Et quelle mauvaise idée d’avoir une douche en plein air dans ces cas-là….(Message au Grand Lempsois: Si vous saviez comme parfois on envie votre nouveau bac à douche avec radio intégrée : )
Seule chose positive de ce réveil en catastrophe, nous avons pu assister au lever de soleil sur l’océan étant donné le réveil matinal de nos amies les Sandflies !!






















