ça pourrait presque être le titre d’un film ça non ?
Premier passage obligatoire, l’aéroport de Suvarnaphumi, à une vingtaine de kilomètres du centre de Bangkok, immense et très moderne, c’est l’aéroport qui sert de plateforme tournante en Asie. Des millions de voyageurs transitent chaque année par cet aéroport au nom quelque peu incompréhensible quand un Thaïlandais le prononce.
Une fois nos bagages récupérés (et le constat qu’ils avaient été visités mais qu’à priori rien n’avait disparu) nous prenons la navette en direction du centre ville de Bangkok où nous sommes logés dans un hôtel Ibis pour 146€ la semaine pour 2 (franchement super bon marché et top qualité).
Au premier coup d’oeil, nous nous rendons déjà compte que Bangkok est une ville saturée par la circulation et les piétons, ils courent dans tous les sens et conduisent comme des fous furieux.
Nous ressentions déjà l’ambiance oppressante de l’extérieur alors que nous étions encore dans notre vieux bus climatisé.
Quand les portes du bus se sont ouvertes pour nous laisser descendre à notre arrêt, l’accumulation de la nuit blanche dans l’avion, l’air ambiant à 35°, le taux d’humidité à 99%, la surpopulation, le trafic, la pollution, le bruit assourdissant et les fortes odeurs de poissons et d’épices ont été un peu rudes.
Une fois nos sacs à dos épaulés nous nous sommes mis en route pour l’hôtel et avons dû nous adapter rapidement aux coutumes locales pour traverser les rues.
Peu de feus rouges, peu de passages piétons, et une circulation monstre, donc pour traverser et bien seule solution, se faufiler entre les files de voitures à l’arrêt (ça va encore) ou qui roulent (ça c’est plus dur étant donné que les scooters et tuk-tuk conduisent comme des malades et déboulent de nulle part : )
Après un premier baptême de 20 minutes dans Bangkok, nous sommes arrivés crevés mais sans encombre à l’hôtel, notre chambre nous attendait, nous ne demandions rien de plus.
Les 5h de décalage horaire n’ont pour le coup pas été difficiles à gérer, étant donné que nous nous sommes couchés direct en arrivant à 17h pour nous réveiller le lendemain à 10H.
La nuit blanche dans l’avion est récupérée, nous sommes d’attaque pour sillonner pendant une semaine les rues “very busy” de cette ville de 10 millions d’habitants.
JOUR 1
Royaume du shopping, le Bangkok moderne dresse autour de Siam Square des malls gigantesques desservis par un Skytrain futuriste qui permet de survoler les routes et permet de se rendre par des passerelles aériennes d’un centre commercial à un autre. Expérience unique, nous avons fait du shopping dans un magasin informatique de 5 niveaux, c’est un peu le paradis du geek, Yahel a presque versé une larme : )
Nous en avons profité pour trouver notre nouveau compagnon de voyage, il ne prend pas de place, permet d’immortaliser les instants et de meubler le blog, c’est bien évidemment notre nouvel appareil photo, l’EOS 450D. Notre fidèle compagnon Canadien ayant donné des signes de faiblesse (on ne peut pas lui en vouloir après tout ce qu’il a subi !!), nous avons profité des prix plus intéressants de la Thaïlande pour nous acheter le nouveau modèle et continuer à vous faire de sympathiques petites photos.
D’ailleurs en parlant des prix en Thaïlande, les vêtements sont nettement mois chers qu’en France, mais sur les marchés c’est à 90% de la contrefaçon, et concernant l’électronique, il faut compter entre 20 et 30% moins cher.
Dans cet univers de consommation effrénée, subsistent tout de même ça et là des temples (pas toujours faciles à trouver), des maisons traditionnelles, et des lieux de rites ou d’offrandes.
Petite halte à Thao Maha Brahma, un sanctuaire presque surréaliste situé à un carrefour bruyant, au pied d’un hôtel de luxe.
Dédié à Brahma et son éléphant Erawan, une foule nombreuse passe pour y faire une prière, brûler de l’encens et déposer des offrandes pour s’attirer la bonne fortune. Nous avons donc également fait notre offrande pour nous attirer le bon oeil, et trouver les bons numéros du loto : )
JOUR 2
Dusit, un autre quartier de la ville, affiche un cachet plus européen. Bordant des avenues arborées et calmes , bâtiments officiels, ministères, résidences royales et palais en teck blond dégagent un charme particulier et serein. Ce sont des quartiers plus calmes où l’agitation de la ville disparait.
Enfin tout dépend où l’on rentre, puisque le plus vieux stade de boxe Thaï du pays s’y trouve, et nous avons pu découvrir le sport national en plongeant dans l’ambiance du stade ! 8 combats rythment la soirée, chacun faisant l’objet de paris sous les acclamations de la foule.
JOUR 3
La ville comptant pas loin de 500 temples, nous n’avons vu que les plus imposants et plus symboliques. Le temple de Gold Mount qui compte parmi les plus impressionnants est en réalité une petite colline artificielle rehaussée d’un “chedi” doré (=structure élancée en forme de dôme refermant une relique sacrée) culminant à 78m. Du sommet des 318 marches, nous avons une vue superbe sur la ville, d’où émergent les toits rouges des temples et, au loin, les tours des quartiers modernes.
Egalement le Wat Intharavihan (Wat =temple) surnommé “Wat In” méritait le coup d’oeil pour sa statue de Bouddha (ici représentée debout) atteignant 32m !
Ses orteils font autant de petits autels, où sont déposées offrandes et guirlandes de fleurs.
L’une des offrandes consiste ici à acheter des oiseaux en cage et à les libérer devant Bouddha pour s’attirer la chance.
Nous nous sommes donc exécutés, en achetant une cage pour 90 Bahts(1,20€) et avons libéré ces petits pioupious dans les airs.
Pour se déplacer en ville, rien de plus rapide que le Tuk-Tuk, mais malheureusement avec nos têtes de touristes, il est difficile de les faire nous emmener où nous le souhaitons. Comme ils gagnent plus en commission par les bijouteries et autres magasins de costumes, la plupart vous embarque avec plaisir, sauf que votre destination ne les intéresse pas. Ces taxis à 3 roues pullulent dans la ville et il est impossible de faire 100m sans se faire intercepter par l’un d’entre eux, ils sont d’ailleurs très insistants.
Même les taxis-meter comme ils les appellent ici , c’est à dire les taxis avec compteur, ne veulent pas prendre ta course si tu leur demandes de mettre le meter en marche. Enfin bon c’est un peu arnaque à tous les coins de rues concernant les Tuk-Tuk et taxis, leurs arguments de défense étant que nous venons d’un pays développé donc que nos portefeuilles sont bien remplis. Et bien raté, ils sont tombés sur les seuls manouches d’Occident et nos portefeuilles sont certes plus remplis que les leurs mais malheureusement pas suffisamment pour en faire profiter une ville de 10 millions d’habitants.
JOUR 4
Coeur historique et spirituel de Bangkok, Rattanakosin concentre le Grand Palais et le Wat Pho.
Monument phare de la ville, “Grand palace” est ceint par un mur de 1,9km. Ce temple est une explosion de toits multicolores et de dorures qui marque la fondation de Bangkok en 1782 et qui servira de résidence aux rois jusqu’en 1925 (après ils ont dû se lasser des dorures, et peut être préférer les intérieurs IKEA : )
Et bien sûr, le Wat Pho, c’est le plus vieux temple de la cité, célèbre pour son bouddha couché de 46m. Un peu dur de le prendre complet en photo sans lui couper quelques morceaux d’orteils.
JOUR 5
Bangkok ce sont également des centaines de marchés et d’échoppes sur les trottoirs. Pour n’en citer que 3, nous avons arpenté les allées très typiques des marchés de Pak Khlong Talat, Ban Mo et Talat Phra Chan (vous êtes super avancés avec des noms pareils hein..??).
Le premier est un marché de très gros actifs où sont débarquées d’énormes corbeilles de fruits et légumes et où chacun y va de son petit commerce pour revendre ses denrées alimentaires.
Le second marché, est une sorte d’étalage d’électronique, d’autos radios, de vieilles télés, de fils électriques et autres accessoires qui en font un quartier dédié au son. Les artisans s’alignent tout le long de la rue pour souder et rafistoler de vieux postes.
Le troisième marché, est le plus grand marché aux amulettes de la ville. Médaillons en vrac, statuettes et autre effigies miniatures pour s’attirer la bonne fortune sont alignés sur les étals. Etant donné les conditions météo très orageuses, nous pensions être à l’abri dans ce marché couvert, mais la notion de
marché couvert en Thaïlande est quelque peu différente de la notre, quelques petites gouttes réussissaient à passer à travers les toits : )
Nous avons fini par passer entre les gouttes et prendre le bateau sur le fleuve Chao Praya histoire de nous mettre à l’abri et regagner nos pénates. Ces bateaux sont des navettes qui sillonnent le fleuve, et permettent de découvrir Bangkok autrement, en se jouant des embouteillages !
Entre 2 temples majestueux, nous découvrons des quartiers pauvres qui ornent le bord du fleuve, le contraste entre la dorure et la misère est assez radical.
JOUR 6
Nous avons également plongé dans l’univers envoûtant de Chinatown, un quartier frénétique où s’entremêlent les ruelles semées de temples, d’herboristeries et de marchés sombres et glauques bordés d’étals aux victuailles mystérieuses et aux odeurs persistantes (j’me la raconte là ou pas?).
Pittoresque et encombrée, l’artère emblématique de Chinatown vieille de 100 ans traverse le quartier sur 1,5 Km. Nous avons même pris position 15 minutes à un carrefour sans bouger pour prendre toute la mesure de cette rue. C’est juste un ballet incessant de voitures, motos et tuks-tuks en tout genre. Etonnamment il n’y a même pas d’accrochages ou accidents malgré l’abondante circulation. A côté les parisiens ce sont des rigolos au volant, on ne leur donne pas 5 minutes avant de se fait emboutir la Saxo ! ; )
Petite pause relaxante à l’aquarium, loin des klaxons de la ville. Siam Ocean World est le plus grand aquarium d’Asie, flambant neuf et spectaculaire. Il se démarque des autres aquariums que nous avions déjà pu visiter par son originalité et sa démesure. Pour l’originalité, ils ont opté pour des frigos-aquariums, des voitures-aquariums, et des tours de magie avec des assistants-plongeurs.
Côté démesure, ce sont des tunnels de vision sous-marine impressionnants où requins et raies manta s’affairent au-dessus de nos têtes.
Après un passage sous les eaux, nous sommes partis dans les airs avec une ascension au sommet de la Baiyoke Tower. Avec une hauteur de 309m, c’est la plus haute tour de Thaïlande, elle domine largement les toits de Bangkok et offre un panorama époustouflant depuis sa plate forme tournante extérieure. Etonnamment presque personne à son sommet, contrairement aux autres tours d’observation qui sont en général surchargées de touristes. Ici, ils se permettent même d’offrir une conso et des popcorns avec le prix de l’entrée ( 4€/personne, soit 5 fois moins qu’à la CN Tower de Toronto) pour profiter de la vue depuis leur bar panoramique du 83ème étage. En somme une superbe visite pour clore notre semaine “Bangkokaise”.

JOUR 7
Nous avons donc repris le chemin de l’aéroport le 11 Juillet. Le climat de vie à Bangkok ne nous a pas trop plu. Peut-être aurions-nous dû sortir un peu plus de la city et explorer d’avantage l’arrière pays Thaïlandais.
Malgré la beauté de certains édifices, la surpopulation, le trafic, la pression de la population locale envers les touristes, et les quelques démêlés pour faire opposition sur notre carte bancaire suite à l’achat de notre appareil photo chez un commerçant qui s’avérait frauduleux, font que nous n’avons pas franchement apprécié l’ambiance Bangkokaise.
C’est pas grave, départ immédiat pour l’Australie.
















































































