Nous n’avons pas été très assidus ces derniers temps concernant l’écriture du blog donc pour assouvir la “Kangouroutripodépendance” de certains, voici en bloc, le résumé de nos 10 derniers jours de road trip jusqu’à notre arrivée à Darwin capitale du Northern Territory et terminus de nos 41 jours de voyage.
Votre perspicacité ne vous a pas trompés, le van n’est même pas mort en cours de route, et il nous a bien conduits à destination (oufffff!!!)… Donc un grand merci à toi petit van d’avoir parcouru ces 4500 Km sans “trop” d’encombres, tu peux maintenant profiter d’un juste repos sur le parking des Wicked de Darwin…: )
Alors première grosse étape le Kakadu National Park. Classé parmi les “World Heritage Area”, cette distinction lui a été accordée car il abrite des vestiges de l’histoire vieux de 20 000 ans.
Nous avons ainsi pu observer des peintures aborigènes, 665 fois plus vieilles que nous (ça commence vraiment à dater…; ). Les plus anciennes peintures sont très basiques, et symbolisent très souvent des animaux. Les aborigènes peignaient pour expliquer à d’autres membres de la tribu ce qu’ils avaient vu.
Donc souvent cela donne des peintures très confuses: “euh !non! il était plutôt comme ça, enfin! non!, en fait il avait des pattes beaucoup plus grandes, attends passe-moi le Tipex parce qu’en fait je lui ai fait un museau trop grand “. Enfin voilà on vous laisse imaginer la scène, d’autant qu’au lieu de peindre à chaque fois sur de la roche vierge, ils repeignaient par-dessus une ancienne peinture (genre y’avait pas assez de place). Franchement ils auraient pu penser que 20 000 ans plus tard ça allait vraiment faire brouillon à observer pour les touristes.
En revanche les peintures les plus récentes, tout de même ici depuis 1000 ans, sont d’un tout autre style. Elles représentent souvent les dieux aborigènes et sont beaucoup plus détaillées. Ce sont parmi les plus belles peintures retrouvées en Australie.
Kakadu se distingue également par ses Wet-lands formées lors de la saison des pluies. Oui! parce qu’il faut savoir que dans cette région il n’y a que 2 saisons, la saison des pluies et la saison sèche, actuellement nous nous trouvons donc au tout début de la saison sèche.
Les pluies abondantes qui s’abattent sur la région pendant 6 mois de l’année forment alors de spectaculaires cascades. Malheureusement il n’est possible de s’y rendre qu’en 4×4 et notre Wicked n’étant pas en mesure de nous y conduire, nous avons été un peu frustrés de ne pas voir ce qui constituait l’un des principaux attraits de Kakadu.
En revanche nous avons bien profité de l’humidité des lieux puisque c’était la fête aux moustiques. Et aujourd’hui nous pouvons même dire que nous avons passé la pire nuit de notre vie à Kakadu National Park.
Malgré les 8 couches de 3 produits anti-moustiques différents, nous nous sommes fait dévorer à la tombée de la nuit. Seule solution s’enfermer dans le van, mais avec 35° à l’intérieur, on vous laisse imaginer. Nous avons bien ouvert les 2 fenêtres protégées par des moustiquaires, mais il n’y avait pas un brin d’air. Et pour rajouter à tout cela , avec tous les feux de broussailles environnants, l’air était saturé de fumée.
Malgré l’enfermement nous nous sommes tout de même fait piquer. Quelques moustiques avaient réussi à s’infiltrer, et vu la taille des bestiaux, il devait y avoir un gros trou quelque part (étonnant non?? avec la carrosserie toute neuve de notre van : ). Ces moustiques étaient tellement énormes que lorsque nous en écrasions un, la taille de l’éclaboussure de sang faisait la moitié de ma main. Après chaque piqure il nous aurait presque fallu une transfusion sanguine…: )
Enfin voilà ça c’était l’épisode galère des moustiques de Kakadu, reprenons le cours de l’histoire !!!
Comme nous n’avons pas pu voir de cascades, nous sommes allés visiter la très controversée mine d’uranium de Jabiru qui se trouve dans le parc national quasiment au pied d’une montagne sacrée aborigène.
Pendant longtemps l’exploitation de ce site a été interdite pour ne pas détériorer un lieu sacré, mais aujourd’hui 10% de la production mondiale d’ uranium provient de cette mine. A l’heure où nous vous parlons, un troisième oeil ou un sixième doigt ne sont pas encore apparus, on vous tiendra au courant.
Et la raison à cela, c’est que l’ uranium n’est radioactif qu’une fois qu’il a été raffiné, donc à l’état naturel aucun risque (enfin on espère qu’ils ne nous ont pas menti …: )
L’extraction de l’ uranium est quand à elle assez simple, il suffit de creuser. Bon ! ok ! il faut creuser profond puisque la mine à ciel ouvert que nous avons vue fait 270 mètres de profondeur et a débuté au milieu des années 90.
Ici tout est gigantesque, des trous de 270 mètres, des camions qui peuvent transporter 135 tonnes de gravats et des pelleteuses avec des pelles pouvant atteindre 14 mètres de largeur… !!!
Pour vous rendre compte, le pick-up en bas à gauche sur la photo, c’est l’une de ces grosses voitures où il faut sauter de son siège pour sortir…: )
Pour éviter tout risque d’accident, nous avons sillonné l’usine dans un mini bus, et étant donné la signalisation, nous n’étions pas mécontents d’être aux abris. On vous tiendra au courant, mais avec le recul peut-être qu’un troisième oeil va nous pousser au milieu du front, d’ailleurs je crois que j’ai un truc qui commence à sortir : ( Ah mais non je suis bête c’est un nouveau bouton de moustique….: )
Pour clôturer l’épisode de la mine, un petit fun fact: 2 tonnes d’ uranium permettent de faire tourner une usine comme le Buget pendant 2 mois. Pour faire tourner une usine électrique au charbon pendant le même temps, c’est 275 000 tonnes de charbon qu’il est nécessaire de faire brûler.
Après l’épisode Kakadu, nous nous sommes rendus dans un second parc national, le “Litchfield National Park”. Cette fois-ci les cascades étaient accessibles facilement, nous avons donc fait trempette dans les eaux vives du parc toute la journée. De superbes bassins au pied des cascades permettent de piquer une tête en toute sécurité, aucun animal hostile aux alentours. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les eaux de la région, vous verrez un peu plus bas….
Sinon petites particularités de ce parc national, on y trouve les plus grandes termitières d’Australie. Impressionnant non?, c’est comme si un être humain construisait un immeuble de 1Km.
Et pour finir voici un petit best of de tous les animaux rencontrés ces derniers jours. Perso la plupart me hérissent les poils des bras, et me ferait partir en courant si nous n’étions pas à bonne distance!!!
Les opossums eux ça va, ils viennent grignoter les restes dès que la nuit tombe, un peu cleptomanes sur les bords, mais mignons à regarder.
Les perruches, perroquets et compagnie, ça va aussi. Pour qu’ils restent nos amis, il suffit simplement d’éviter de passer sous les arbres quand une colonie s’est posée sur les branches, sinon c’est la couche de peinture fraîche assurée dans les cheveux et sur les épaules.
Les “green ants” (fourmis vertes), sont une variété endémique de l’Australie. 4 fois plus grosse qu’une fourmi normale, elle n’ont aucun mal à dévorer leurs cousines qui leur arrivent à peine au genou (sur la photo ci-dessous elles sont en train d’écarteler une fourmi “normale”). Leur couleur verte leur sert à ne pas se faire repérer par les oiseaux puisqu’elles vivent dans les arbres.
Le Jabiru, un superbe échassier au reflet bleu est le symbole de la ville de Darwin. En vol, son envergure ferait pâlir un goéland et tomber dans les pommes un moineau.
En revanche les araignées de Kakadu c’est moi qu’elle ferait tomber dans les pommes. Pour la photo, Yahel était juste à côté pour mettre sa main afin de se rendre compte de la taille. Pour ma part je suis restée à bonne distance et ai chaussé mon plus gros zoom pour éviter de m’approcher. Parait-il qu’elles ne sont pas venimeuses, mais on n’est jamais trop prudent, il faut bien que l’un de nous 2 reste en vie pour écrire le blog non??…
Après les araignées, les serpents et le python Olive. Pensant que c’était un serpent qui tuait en mordant ses proies, je me suis dit qu’ils avaient dû lui retirer son venin pour éviter une quelconque morsure sur un visiteur. Et bien pas du tout, le python Olive est un serpent constricteur et on s’en rend bien compte, une fois sur les épaules. Il entoure vos bras et jambes avec une telle force que l’on comprend bien comment un petit mammifère va succomber à l’étouffement.
Restons dans la famille du reptile et passons aux crocodiles. Ces derniers vivent à l’état naturel dans le Kakadu National Park, d’où l’interdiction de se baigner dans les points d’eau. Longtemps chassé pour sa peau et sa chair, il était quasiment en voie d’extinction, mais aujourd’hui étant devenu un animal protégé, on en dénombre des milliers qui vivent pour la majorité d’entre eux dans la Alligator River. Pour les cinéphiles, c’est ici qu’a été tourné “Crocodile Dundee”, et on comprend mieux pourquoi, les figurants reptiliens étaient en nombre.
Pour observer au plus près ces animaux préhistoriques (200 millions d’années quasiment sans évolution), nous avons emprunté un bateau pour remonter la rivière. Afin d’attirer les crocos à quelques mètres de nous, le Ranger faisait simplement pendre quelques bouts de viandes au bout d’un bâton et, ce système fonctionne à merveille. Dès que la viande est accrochée, les crocos qui étaient tranquillement en train de faire bronzette sur les rives se jettent à l’eau pour venir attraper le bout de viande. Et histoire que ce soit plus impressionnant, en leur retirant le bout de viande au dernier moment, les crocos jaillissent littéralement de l’eau pour essayer de l’attraper.
Le croco le plus impressionnant que nous ayons vu faisait 6 mètre et avait plus de 80 ans, il était juste énorme, et l’état de ces dents montrait bien qu’il avait déjà dû ronger un certain nombre d’os dans sa vie.
Et enfin, pour ne pas faire de jaloux, après avoir jeté quelques bouts de viande aux crocos, il a fallu en jeter aux faucons. Juste un petit bout de poulet dans les airs, et ce sont des dizaines de faucons qui viennent tournoyer au dessus du bateau pour tenter d’intercepter les bouts de viande. La vitesse à laquelle ils attrapent leur proie est impressionnante, sur 100 photos, il n’y en a que 5 ou 6 où le faucon était encore dans le cadre au moment où je prenais la photo…: )
Et voilà, c’était la rétrospective de nos 10 derniers jours de road trip. Nous étions on ne peut plus heureux d’arriver à Darwin, la fatigue commençait sérieusement à nous gagner. D’ailleurs les 3 derniers jours avant de rendre le van, nous les avons passés au camping de Darwin à buller. Pour être honnêtes au bout d’un moment, la motivation n’y est plus, l’envie de découvrir de nouvelles choses n’est vraiment plus une priorité, en revanche se poser quelque part en devient une.
























































